Edo Period dévoile « Breakology 707 », un single de « liquid breaks » pensé pour les DJ
Le producteur Edo Period poursuit sa série « Breakology » avec un nouveau single, « Breakology 707 ». Le titre s’inscrit dans la lignée des numéros 101, 202 et 303, dont chacun a permis à l’artiste d’affiner sa vision et sa sensibilité pour le genre.
Edo Period décrit lui-même le morceau comme du « liquid breaks » : une batterie breakbeat très animée mais maîtrisée, entourée d’éléments mélodiques plus fluides et aériens. Le résultat se situe, selon lui, à mi-chemin entre la rave et l’écoute en solo.
Le morceau s’articule en deux parties distinctes. La première concentre les idées mélodiques et rythmiques. La seconde repose uniquement sur la batterie et le rythme, un choix qui n’a rien d’anodin : composé en pensant au travail d’un DJ, le titre peut ainsi s’enchaîner plus facilement avec d’autres morceaux de breaks, tout en tenant la route comme pièce de batterie à part entière.
L’introduction met en jeu une multitude d’éléments simultanés : batterie, synthés, samples, effets, une voix et des cuivres. Pour Edo Period, la première difficulté consistait à tout maîtriser afin que chaque couche apporte du poids sans entrer en conflit avec les autres. Une fois cet équilibre trouvé, le morceau se détend, et le travail devient celui d’un pilote aux commandes du mix.
Au fil des minutes, des chants et de petites touches de caractère viennent s’ajouter. Ce sont le genre de détails que l’on ne saisit souvent qu’à la deuxième ou troisième écoute, et qui donnent au titre sa profondeur.
Le nom du single joue aussi sur plusieurs niveaux de lecture. Il fait d’abord un clin d’œil à la boîte à rythmes Roland, mais aussi aux anciens packs d’échantillons de FL Studio, deux références familières aux amateurs de production électronique. Surtout, il marque l’étape la plus récente d’une série qui a débuté avec « Breakology 101 » avant de se poursuivre avec « 202 » puis « 303 ».
Avec « 707 », Edo Period confirme son attachement à un breakbeat à la fois efficace sur le dancefloor et riche à l’écoute attentive. Un single à glisser aussi bien dans un set que dans une playlist de casque.
